Haute Couture

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Il est parfois bon de se faire remettre en place par son ados de fils, cela permet de réfléchir sur le temps passé. Et de prendre enfin les décisions qui vous correspondent. On quitte alors ce rôle que l’establishment vous a octroyé pour regarder vers le passé et découvrir que le village de votre enfance est en train d’étouffer. Étranglé par l’ogre. Cela pourrait être un conte provençal courant au fil des ruelles du village de Lacoste, comme un souffle prémonitoire. La réalité s’invite. Faut-il en avoir de l’argent pour promettre au maire que le rachat du château du Marquis de Sade sauvera le village. Ce mécène se nomme Pierre Cardin, couturier, entrepreneur, membre du club très fermé des ultra riches avec un revenu estimé à 80 millions d’euros en 2019. Ainsi commence l’aventure du pot de terre contre le pot de fer… Caméra en bandoulière, hésitation dans la besace, souvenirs d’enfance à l’image, Cyril Montana devant la caméra de Thomas Bornot nous guide, voix off à l’appui. Retour en terre familiale où le village de jadis s’épuise pour sa survie à l’ombre du château. Le Maître n’est pas là, mais son ombre est présente à la manière du personnage de Bram Stoker voguant dans les esprits.  Les divers entretiens le démontrent jusque dans les silences. Qui peut résister au créateur de mode ? Il veut tout. Comprenez qu’il acquière les unes après les autres les maisons du village à la manière d’un gosse capricieux à qui rien ne doit résister. Le seigneur vampirise les lieux laissant les maisons et les commerces vides de tout occupant et de toute activité. Même le maire ne pipe mot ! Pierre Cardin s’offre un festival qui n’intéresse que lui. Marionnettiste dans la solitude de sa richesse, il tire les ficelles et obtient ce qu’il convoite.  S’amuse de son pouvoir à la manière d’un vieil aristocrate avec ses domestiques. Il n’a que faire du reste du monde. Cela ne fait rire personne au village. Mais qui ose l’affronter ? « Combien cette maison, ce commerce… De toute façon vous vendrez ! », en affichant toujours ce même sourire condescendant. Ainsi en a décidé Pierre Cardin. Même un Parisien comme Cyril Montana, armé d’un carnet d’adresses long comme le bras ne pourra rien y faire… Cela doit amuser le couturier de voir ainsi s’agiter quelques “rebelles”. Le film est une initiation. Il serait dommage de s’arrêter à cette joute. La quête est autre, plus symbolique, c’est celle de l’auteur, Cyril. Une recherche significative lorsqu’il décide pour sauvez “son” village, d’entreprendre ce pèlerinage de Paris à Lacoste, sac à dos sur l’épaule, coquille Saint-Jacques pendouillant à l’arrière. La spiritualité n’est pas étrangère au film à la démarche sociale et humaine. Les rencontres sont là, au fil du périple comme autant d’étages au dépouillement du superflu. Celle d’un homme qui cherchait tel Don Quichotte, une forme de perfection dans la chevalerie. Le film nous invite à suivre cet exemple.

It is sometimes good to be replaced by your teenage son, this allows you to reflect on the time spent. And finally make the decisions that suit you. We then leave this role that the establishment has given you to look to the past and discover that the village of your childhood is suffocating. Strangled by the ogre. It could be a Provencal tale running through the alleys of the village of Lacoste, like a premonitory breath. Reality invites itself. Should we have the money to promise the mayor that the acquisition of the castle of the Marquis de Sade will save the village. This patron is named Pierre Cardin, fashion designer, entrepreneur, member of the very closed club of the ultra rich with an income estimated at 80 million euros in 2019. Thus begins the adventure of the earthenware pot against the iron pot … Camera shoulder strap, hesitation in the bag, childhood memories in the picture, Cyril Montana in front of Thomas Bornot’s camera guides us, voice over in support. Return to family land where the village of yesteryear is exhausted for its survival in the shade of the castle. The Master is not there, but his shadow is present like the character of Bram Stoker sailing in the minds. The various interviews demonstrate this even in silence. Who can resist the fashion designer? He wants everything. Understand that he is buying the houses in the village one after the other like a capricious kid who cannot resist anything. The lord vampirises the places leaving houses and shops empty of all occupants and all activity. Even the mayor does not say a word! Pierre Cardin has a festival that only interests him. Puppeteer in the solitude of his wealth, he pulls the strings and gets what he covets. Enjoys his power like an old aristocrat with his servants. He doesn’t care about the rest of the world. It doesn’t make anyone laugh in the village. But who dares to face it? “How much this house, this business … Anyway, you will sell!” , Always showing that same condescending smile. So decided Pierre Cardin. Even a Parisian like Cyril Montana, armed with an address book as long as his arm can do nothing … It must amuse the designer to see some “rebels” stirred up. The film is an initiation. It would be a shame to stop at this game. The quest is another, more symbolic, that of the author, Cyril. Significant research when he decides to save “his” village, to undertake this pilgrimage from Paris to Lacoste, backpack on his shoulder, scallop dangling at the back. Spirituality is not foreign to the film in the social and human approach. The meetings are there, over the course of the journey, like so many floors where the superfluous are counted. That of a man who was looking for Don Quixote, a form of perfection in chivalry. The film invites us to follow this example.